La rencontre annoncée a bien eu lieu.
Moment d'échanges mais aussi d'informations relatives à la vie de notre mouvement. (Point sur les adhésions, forum sur le travail, rencontre de fin d'année...)
Vous trouverez ci-joint le c.rendu 👉
Moment d'échanges mais aussi d'informations relatives à la vie de notre mouvement. (Point sur les adhésions, forum sur le travail, rencontre de fin d'année...)
Vous trouverez ci-joint le c.rendu 👉
Vendredi 20 octobre 7h45, départ pour Lourdes pour le rassemblement kerigma.
65 personnes de tout le diocèse, prêtres, LEME, laïcs, diacres de
différents horizons.
3 jours intenses de célébration, chants, ateliers, tables rondes, rencontres
diverses et variées. Difficile de raconter tout ce qu'on a vécu.
Deux points d'orgue néanmoins, l'intervention du cardinal Bustillo et le
spectacle de Mehdi Emmanuel Djaadi, coming out .
Le kérygme, c’est l'annonce centrale de notre foi chrétienne :
Jésus-Christ est mort et ressuscité pour nous sauver
Jésus-Christ t'aime. Il a donné
sa vie pour te sauver et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour
t'éclairer te fortifier pour te libérer
« Comment agir pour plus de justice »
C’est à partir de cette question brûlante que Véronique a animé les débats et la réflexion avec les participants. Elle a dialogué tout d’abord avec trois intervenants extérieurs :
- Cécile, responsable de l’ « Abri des familles ». L’Abri des Familles est un lieu d’accueil de jour pour familles exilées avec enfants mineurs. C'est un lieu pour se reposer, s’occuper des ses enfants en sécurité, cuisiner, jouer, suivre des atelier de français, partager
- Jean-Pierre, Habitat et Humanisme. Pour répondre à l’exclusion et à l’isolement des personnes en précarité, Habitat et Humanisme agit en faveur du logement, de l’insertion et de la recréation des liens sociaux.
-
Marie- Cécile, présidente de « Médiation 44 ».
Véronique, nous a interpelés en préalable sur ce qui paraissait juste selon chacun… Elle a aussi évoqué l’importance du rôle de médiateur qui appartient à chacun et la nécessité de savoir faire preuve d’une écoute plurielle au regard d’autrui. Nous devons permettre à chacun d’exister.
Elle
nous a invité à revoir ce qui nous est montré comme « des êtres
justes » dans la Bible.
Chacun est reparti avec quelques pistes pour prolonger sa réflexion en équipes tout au long de cette nouvelle année.
«Avec nos différences, bâtir une fraternité universelle»
Pendant quatre jours, près d’une centaine de personnes (dont trois du territoire de Loire-Atlantique) ont tenté de répondre à cette invitation de l’ACI (Action Catholique des Milieux Indépendants), lors de son Université d’été à Strasbourg.
Les échanges lors des ateliers et tables rondes ne se sont pas contentés de «brasser des idées» mais se sont appuyés sur des témoignages de nombreux invités.
Ainsi l’allemand Hans Herth (1) et l’iranienne Tannaz Sadeghpour (2) ont évoqué leurs souffrances pour s’intégrer dans notre pays. Mais l’un et l’autre ont su dépasser leur sentiment d’exclusion pour s’intégrer dans une nouvelle culture. A l’instar de Mamadou, jeune guinéen, réfugié en France pour échapper aux affres politiques de son pays : ce peul, ne parlant pas français, s’est petit à petit «adapté» à sa nouvelle terre – sans oublier ses racines et les richesses de sa culture – avant d’être «adopté» par une famille aimante.
L’absence d’une fraternité initiale dans ces parcours de vie en révèle d’autant plus la richesse quand elle s’épanouit. Comme l’a indiqué Gérard Duval (3), chef d’entreprise, c’est «l’individu qui a les clés de la relation à l’autre» pour créer «une communauté d’intérêt» (Hans Herth). Notamment par la diversité culturelle : «La culture est la symphonie du monde» selon Bertrand Badie (4). Et cette fraternité peut aussi s’implanter dans le monde de l’entreprise. Laurent Tertrais (5) défend une conception du travail où l’homme créateur peut se révéler si des conditions dignes de l’exercer lui sont proposées. Le travail dès lors prend une dimension culturelle, car il modèle le rapport aux autres.
Et les liens entre les hommes ont pu aussi se nouer dans l’univers concentrationnaire, où la fraternité a pu être source de résilience, «de survivance même» selon Cathy Leblanc (6). L’Eglise – en étant interlocutrice des grandes institutions – veut à sa manière promouvoir la dignité de tout homme, rappelle Mgr Marco Gansi (7). «La seule communauté à laquelle nous appartenons tous est la communauté humaine» ( Bertrand Badie ), plurielle et multicolore. De ce fait, la fraternité se fortifie et s’enrichit de nos différences.
1- Hans Herth, sociologue, historien, ancien président de la FAFA (Fédération des Acteurs Franco-Allemands).
2-Tannaz Sadeghpour, iranienne, immigrée en France en 2018, pour des raisons religieuses et politiques.
3- Gérard Duval, expérience de 40 ans en environnement international.
4- Bertrand Badie, professeur émérite de Sciences Po Paris, d’une culture franco-persane.Auteur de nombreux ouvrages dont «Vivre deux cultures» (Odile Jacob).
5- Laurent Tertrais est secrétaire national à la CFDT Cadres.
6- Cathy Leblanc, professeur de philosophie à l’Institut Catholique de Lille et co-présidente du Comité international Buchenwald-Dora.
7-Mgr Marco Ganci est nonce apostolique auprès du Conseil de l’Europe.
Outre les débats et ateliers (en petits équipages) autour de la fraternité (en famille, dans le monde du travail, dans l’univers démocratique et vie de la cité), des moments de «respiration» ont ponctué ces journées à Strasbourg : dégustation de vins d’Alsace, projection du film «Divertimento», visites de la cité avec notamment la cathédrale, la Petite France ou le Parlement européen. Cette ville et ses habitants collaient parfaitement au thème de cette université, avec son œcuménisme, son multiculturalisme et sa place centrale en Europe.
Assurément, nous avons vécu une expérience enrichissante, tant humainement que spirituellement. La vidéo qui donne un aperçu de ces 4 jours en témoigne (à voir sur le site ACI France, onglet université d’été).
«Les chemins de la fraternité, Dieu nous dit de les inventer», chantions-nous chaque matin, lors d’un temps de prière ! A nous de nous approprier cette invitation. Rendez-vous autour du 14 juillet 2024 (dates et lieu à préciser) autour du thème sur la démocratie : un enjeu très actuel et transversal. Invitez largement : c’est un bon moyen pour découvrir la richesse de notre mouvement et peut-être donner ensuite envie de rejoindre une équipe ACI !
Christian Desbois (de Bressuire) et Annie Ropars (de La Baule)
Odile Pinard et moi-même représentions le territoire de Nantes. Nous avons notamment discuté de la mission d’une équipe territoriale (et non plus avoir un seul coordinateur-responsable). Parmi ses diverses tâches, il est bon de susciter des projets auprès des équipes pour rejoindre nos contemporains dans leurs centres d’intérêt et problématiques rencontrées, et ainsi proposer des occasions d'en débattre (agoras). Dans cette perspective, nous avons travaillé sur les orientations 2024 / 2028 qui seront votées au Conseil National de la mi-mars 24.
Grâce au 60ème anniversaire du MIAMSI (Mouvement International regroupant des équipes ACI), nous avons aussi mieux compris ses implications auprès du Conseil de l’Europe, l’ONU et l’Unesco, puisque des membres du MIAMSI font partie d’OING (organisation internationale non gouvernementale) qui proposent des résolutions promouvant la dignité humaine ou les enjeux culturels.
Annie Ropars
élue au Comité National de l’ACI